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Pourquoi fusionner ?

• Quelqu'un a dit qu'«une fusion ne s'étudie pas, elle se décide» . Notre premier dossier a été étudié en 2003-2005 par l'équipe du professeur Claude Jeanrenaud, de l'Université de Neuchâtel, et la différence par rapport à cette époque est qu'actuellement l'expérience acquise par d'autres communes en la matière est là, elle est disponible et on peut avancer.

Le professeur Bernard Dafflon dit que « la dimension sociétale d'un projet de fusion de communes concerne les aspects concrets de la vie quotidienne de leurs habitants, indépendamment des questions économiques ou administratives. Cela veut dire, qu'on ne fusionne pas uniquement pour résoudre des problèmes financiers (baisser l'impôt), mais aussi pour accroître le potentiel fiscal et pouvoir faire des investissements autrement insupportables. Par exemple, une commune bérochale toute seule n'a pas de capacités financières pour faire des investissements d'envergure régionale, alors qu'une nouvelle commune, issue des 5 actuelles le peut plus facilement.

• Un poids politique face à l'Etat ou à d'autres collectivités publiques est aussi important. En cas de fusion, la nouvelle commune de la Béroche verrait sa population augmentée, ce qui lui donnera plus de poids dans les relations avec le canton et d'autres communes, neuchâteloises et hors du canton. Ainsi, avant la fusion la situation démographique de nos 5 communes bérochales est la suivante (état au 31 décembre 2010) :

- Vaumarcus-Vernéaz » 265
- Montalchez » 236
- Fresens » 215
- Gorgier-Chaz-le-Bart » 1'923
- Saint-Aubin-Sauges » 2'426

Total 5'065 habitants

Après la fusion, avec 5'065 habitants, la commune de la Béroche deviendrait la 8ème commune du canton de Neuchâtel et la 3ème commune du district de Boudry [La Chaux-de-Fonds (37'582), Neuchâtel (32'819), Val-de-Ruz (15'771), Val-de-Travers (10'864), Le Locle (10'117), Millevignes (8'947), Peseux (5'770), La Béroche (5'065)].

• Comme dans le cas du Val-de-Ruz, notre région n'aura pas de soucis pour trouver un nom pour la nouvelle commune fusionnée puisqu'on l'a déjà: LA BEROCHE. Néanmoins, les villages garderont leur identité. Les noms des villages et les éléments qui participent à l'identité de nos citoyens ne disparaissent pas. Dans notre Béroche, quatre villages (communes) avaient déjà été fusionnés en 1888. Saint-Aubin et Sauges, Vaumarcus et Vérneaz. Quant à leur identité, rien n’a changé. Leur nom englobe les villages (communes) qui s’appelaient et s’appellent encore Saint-Aubin-Sauges et Vaumarcus-Vérneaz et les citoyens étaient et sont toujours les Ecureuils (Vaumarcus), les Putois (Saint-Aubin) et les Loups (Sauges). Si les communes actuelles fusionnent, les habitants de Fresens s'appelleront toujours les Guêpes, de Vaumarcus les Ecureuils, de Montalchez les Ferratchivra, de Gorgier les Belins et de St-Aubin les Putois, de Sauges les Loups. On verra plus loin que le choix du nom est important. Heureusement, pour cela, la Béroche n'a aucun problème.

• Idem pour les sociétés locales. A ce jour 43 associations sont actives à la Béroche, et 19 d'entre elles ont le mot « Béroche » ou « bérochale » dans leur nom et la grande majorité d'entre elles ont des membres venant de toutes les communes bérochales. Même si la grande majorité de sociétés locales affichent leur appartenance à la Béroche, celles qui en portent un autre, resteront. Ainsi le Club Alpin de Vaumarcus, l'Helvétienne ou la Beline de Gorgier, Athmos de Vernéaz ou la Mouette de Saint-Aubin continueront de s'appeler ainsi en affichant leur appartenance villageoise.

En plus, après la modification de la Loi sur le droit de cité neuchâtelois (LCDN), adoptée par le Grand Conseil le 4 septembre 2012, en cas d’une éventuelle fusion de communes bérochales, il sera possible de garder son lieu d’origine. Ainsi les personnes nées à Fresens, Montalchez, Vaumarcus-Vernéaz, Gorgier-Chez-le-Bart et Saint-Aubin-Sauges garderont leur lieu d’origine.

• Il faut améliorer la démocratie participative des autorités communales et éviter un déficit de candidats aux autorités communales et intercommunales (conseils généraux, conseils communaux, conseils et comités de nombreux syndicats intercommunaux).

Au lieu de 5 conseils communaux, qui mobilisent 25 personnes, 5 conseils généraux, qui mobilisent 117 personnes, et divers conseils et comités des syndicats intercommunaux, qui mobilisent quelques dizaines de personnes, la commune fusionnée aurait un seul conseil communal (5 ou 7 personnes), un seul conseil général (41 personnes), et diminuera significativement le nombre de syndicats intercommunaux (demeureront uniquement ceux où participent d'autres communes que celles de la Béroche, laquelle serait cependant représentée par un nombre de personnes moins important).

Nos citoyens sont fatigués de ces nombreuses tâches et il devient de plus en plus difficile de trouver des candidats pour les assumer. Signalons, à titre d'exemple, qu'en novembre 2012, le Conseil général de la commune de Gorgier-Chez-le-Bart dispose de 11 postes vacants.

• S'agissant de l'aménagement du territoire, la fusion devrait apporter d'importantes améliorations dans ce domaine. Actuellement, plusieurs communes sont confrontées à des difficultés en matière de collaboration avec les services cantonaux responsables dans le cadre de l'établissement de leur plan d'aménagement local (PAL), de plans d'alignement et autres tâches législatives, très techniques.

N'oublions pas que "l'aménagement communal constitue un important volet de la politique communale, au même titre que la politique économique et financière ou la politique sociale" . La politique d'aménagement du territoire (élaboration d'un plan d'aménagement local, établissement des règlements de construction, proposition de nouveaux outils d'aménagement du territoire avec le canton, etc.) requiert un engagement important et nécessite des qualifications élevées de la part des élus responsables, ce que les communes bérochales ont parfois quelque peine à assumer individuellement. En outre, le canton impose aux communes des tâches que nos communes ne sont pas toutes en mesure d'assumer pleinement. Par exemple mandater et financer un conseiller aménagiste.

Un aménagement du territoire plus harmonieux pourrait être assuré par la nouvelle commune de la Béroche. Elle aurait un seul règlement communal d'aménagement du territoire, pourrait se permettre d'engager des conseillers qualifiés et aurait plus de terrain pour réaliser certains projets d'utilité publique. En sachant qu'il est impossible d'avoir la même infrastructure dans tous nos villages, elle pourrait mieux planifier le maintien des zones agricoles et viticoles, création et modification celles d'habitation, d'utilité publique et autres, en fonction de beaucoup de paramètres (proximité de l'autoroute, du lac, de la forêt, du champ, de la vigne, etc.).

• La fusion apportera des économies d'échelle (unification des ressources et rationalisation de leur utilisation, amélioration des prestations aux citoyens, renforcement de la capacité contributive et amélioration d'investissement, contribution de l'Etat à la fusion, etc.). Il faut admettre que ces économies ne seront probablement pas réalisées à court terme, mais les exemples des fusions précédentes (Val-de-Travers notamment) prouvent que cela est d'ores et déjà démontré.

Est-il difficile d'aboutir à une fusion de communes?

Oui et non. Oui, dans les cas où la collaboration intercommunale est faible, où le nom est difficile à choisir. Prenons pour exemple l'échec de la fusion de communes BBC (Bevaix, Boudry, Cortaillod).

La commune de Bevaix collaborait plus avec des communes bérochales qu'avec celles avec lesquelles elle voulait fusionner. De plus le nom choisi pour la future commune fusionnée « Pontareuse », même s'il fait partie de l'histoire de cette région depuis le moyen âge, a suscité de violentes réactions négatives, car il correspond désormais à celui d'un établissement pour toxicomanes.

Des exemples des fusions de communes effectuées (Val-de-Travers et Val-de-Ruz) montre la continuité du nom de la région qui est toujours d'actualité, ce qui est le cas avec la Béroche.

Deux autres exemples portent sur quelque chose qui est commun aux communes fusionnées (la Tène, un nom historique d'un site archéologique découvert en 1857 à Marin- Epagnier qui servait, avant la fusion, à des fins culturelles: musée, festival. etc.).

Enfin, les trois communes ont trouvé pour le nom leur activité commune, la viticulture, d'où le nom de Milevignes pour les communes d'Auvernier, de Bôle et de Colombier.

Au niveau technique, la fusion de communes exige beaucoup de travail, mais elle n'est pas compliquée. Il faut avoir la volonté pour la faire et des personnes acceptant à se regrouper dans quelques groupes de travail afin de trouver les solutions comment réunir les ressources humaines et techniques qui seront au service de la nouvelle commune fusionnée, trouver une utilisation des implantations géographiques qui satisfasse la population de toutes les communes à fusionner, élaborer un budget prévisionnel avec le choix d'un coefficient fiscal unique et procéder à la réglementation de la future commune fusionnée.

Le travail le plus délicat n'est pas de nature technique, mais porte sur la communication avec la population en vue de démontrer que cette démarche est dans l'intérêt général, sans pour autant cacher les inconvénients et difficultés qui en découlent. Pour le faire, il faut mobiliser les gens et pas seulement les inviter aux séances d'information. Or, la motivation se gagne par mobilisation et participation dans ce processus historique.

13.01.2012. 19:00

Commentaires


Humbert-Prince Marc 27.03.2014. 00:15

Humbert-Prince Marc Fusionner des communes dans un contexte politique n'est pas chose évidente!

Une idée s'est faite jour en écoutant les débats du 26 mars à St-Aubin, à l'occasion de l'assemblée générale 2014 de BEROCHEFUSION: Une condition indispensable pour avancer dans un projet de cette envergure qui suscite autant d'attentes que de craintes est - pour les autorités exécutives - de se présenter sous un "front commun". A savoir: proposer un projet et une Feuille de route.

Cela ne peut se faire sans que les exécutifs partent "au vert" durant un weekend. Apprennent à se connaître, se respecter et parler un même langage, tout en valorisant la personnalité et les compétences de chacun.
Ce genre de démarche est un gage réussite pour l'avenir de la Béroche et du Littoral-ouest neuchâtelois.

Bonne route!


Elisabeth 11.08.2012. 09:14

Elisabeth Chers Bérochaux,

La liste concernant les conseils généraux et les conseils communaux publiée dans la Feuille d’Avis de la Béroche le 10 août 2012, nous faire réfléchir. Dans nos 5 communes, il manque 14 personnes aux conseils généraux (11 Gorgier, 2 à Vaumarcus et 1 à Fresens) et 3 conseillers communaux (2 à Montalchez et 1 à Fresens), soit 17 personnes au total.

Mesdames et Messieurs les élus communaux, vous devez faire quelque chose afin d’éviter une telle situation, d’abord vous à Gorgier, mais les autres aussi. La nouvelle Association de citoyens de la Béroche ne peut pas tout seule résoudre ce problème, mais elle a été bien accueilli par la population et a son soutien. Malheureusement, la résistance vient des élus.

Mesdames et Messieurs, citoyens de la Béroche, montrons à nos élus de quoi nous, les citoyens, sommes capables et obligeons les agir pour sauvez notre Béroche.

Elisabeth de Gorgier


Betty de Saint-Aubin 14.04.2012. 16:42

Betty de Saint-Aubin Alors les Bérochaux!
Vous avez lu l'article dans la Feuille d'avis de la Béroche paru le 13 avril 2012, relatif aux élections communales 2012?
Il n'y a pas assez de monde par rapport aux sièges! Alors, pourquoi, ne pas profiter de la fusion?. Pour, pouvoir faire de notre Béroche qu'une seule commune, pour qui, on s'épaulera et pourront faire de belles choses à l'avenir, tous ensemble.
Réunis, comme d' autres communes, qui ont réussi à équilibrer les budgets, impots, etc. nous pourrions le faire aussi.
De toute façon, on devra y passer comme tout le monde.
Betty de Saint-Aubin


Pascal 02.04.2012. 09:36

Pascal Avec accord ne notre cositoyen qui a démenagé de la Beroche à La Chaux-de-Fonds, nous produisons ici une partie du texte de sa démission au sein du Conseil général de Saint-Aubin-Sauges et de différentes commissions :

« Je vous félicite pour votre engagement politique et communautaire indispensable à notre stabilité sociale et vous encourage à travailler pour une fusion de communes bérochales. Toute la communauté Bérochale se connait et se reconnait dans cette splendide région ».

La Chaux-de-Fonds, le 22 janvier 2012

Pascal Pedimina


Claude de Montalchez 16.03.2012. 17:49

Claude de Montalchez Bravo pour votre action. J'espère que nos citoyens obligeront les élus de nos communes de faire quelque chose pour avancer dans le sens que votre association propose. Ils verront lors de prochaines élections communales que cela est nécessaire.

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