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Béroche-Bevaix, Fête nationale sous l’étoile de la fusion de communes

A la différence des années précédentes, cette année la fête du 1er août s’est déroulée « sous l’étoile de la fusion de communes ». Nous regrettons que notre proposition envoyée le 29 mai 2015 aux 5 conseils communaux des communes bérochales, n’ait été acceptée que par le conseil communal de Vaumarcus-Vernéaz.

Malgré cela, les 3 réponses négatives contiennent de choses positives. La Commune de Fresens voulait pouvoir utiliser une dernière fois l’emplacement qu’elle utilise depuis longtemps et qui va être prochainement occupé par des constructions nouvelles. Les communes Saint-Aubin-Sauges et Gorgier-Chez-le-Bart, qui fêtent le 1er août ensemble, et celle de Montalchez ont répondu avoir déjà pris des engagements au niveau de l’organisation de leur fête du 1er août et ne souhaitaient pas changer le programme pour cette année. Elles ont quand-même proposé que, à l’avenir, une Fête nationale à un niveau plus élargi à toutes les communes participant à Neofusion, comme cela se faisait depuis de nombreuses années au Val-de-Travers, par exemple, et se disaient disposées à étudier cette proposition, avec les autres communes de la Béroche, pour la prochaine Fête nationale et à discuter de cet objet lors de la prochaine rencontre des exécutifs communaux de la Béroche.

Donc tout n’est pas perdu. En outre, le discours de M. Pierre Aubert, conseiller général de Vaumarcus-Vernéaz a divulgué le fait, déjà connu par beaucoup personnes à la Béroche, que « Neofusion ouest », qui se basait sur le cercle scolaire « Des Cerisiers » n’englobe actuellement que la Béroche et Bevaix. Cela nous a emmené à demander aussi le discours de nos voisins des « matous ». C’est donc la première fois que nous publions les discussions d’une éventuelle future commune Béroche-Bevaix.

A Saint-Aubin, M. Alain Ribaux, conseiller d’Etat et d’origine de Bevaix, a abandonné le discours classique et a raconté une « histoire » par laquelle il a évoqué le passé et le présent.

Au moyen d’une « légende locale », il a présenté une rencontre des trois hommes, d'Uri, d'Unterwald de Schwytz, venus passer quelques jours dans notre région au début de l'été 1291. Ils y avaient été invités par leurs cousins respectifs, de St.-Aubin, de La Chaux-de-Fonds et du Val-de-Travers. Les six compères ont débuté leur visite sur le territoire de la Béroche, se baladant entre lac et montagne. Ils ont bu une curieuse boisson qui se laissait troubler par l'eau de la source voisine, se sont trouvés nez-à-nez avec un ours, pré de la ferme Robert, et l'un des participants, on ne sait lequel, qui avait sans doute un peu abusé de cette boisson, a raconté avoir vu, parmi les essences habituelles de nos forêts, un arbre très particulier en nos contrées, un palmier, dans toute sa majesté, véritable symbole de soleil, de plage et d'évasion.

Pour terminer, il a dit qu’« aujourd'hui encore cette histoire nous inspire… même sans boisson trouble… qu’il faut mettre ses forces en commun a sans doute toujours paru avoir un sens. Ainsi en va-t-il actuellement des fusions de communes, et vous êtes bien placés pour le savoir. 127 ans après celle de St.-Aubin et de Sauges, la réflexion bat son plein. Du côté du gouvernement aussi un appel à l'union a-t-il été lancé. C'est toute l'ambition du projet de circonscription unique, symbole d'une unité retrouvée pour notre beau canton. Un canton, un espace ne nous lassons-nous pas de marteler. Pour être fort, pour rayonner vers l'extérieur. Former une unité, sans uniformité, c'est la clé d'un avenir dynamique…comme l'a démontré et le démontre encore le Pacte fédéral. »

A Vaumarcus, M. Pierre Aubert, conseiller général, a exprimé sa préoccupation pour trouver les candidats pour les élections communales 2016, qui s’approchent. Selon lui, « certains élus ont déjà fait savoir qu’ils ne se représenteraient pas. La question qui se pose : Qui les remplacera ? Puisque à ce jour personne ne se presse au portillon pour repourvoir les sièges laissés vacants. Que ce soit du côté du législatif comme du côté de l’exécutif. Il est de plus en plus difficile de trouver du monde prêt à s’investir pour la vie publique. »

Il a ensuite parlé des initiatives populaires déposées en 2015, demandant aux autorités de mettre en place rapidement un processus de fusion au niveau Bérochal et qu’en même temps un groupe de réflexion propose une fusion élargie soit au niveau du district voir du cercle scolaire « Des Cerisiers » englobant ainsi les communes de Bevaix et Cortaillod ou tout dernièrement un projet plus restreint soit : Béroche - Bevaix.

Pour ce faire, chacun aura l’occasion de se prononcer étant donné que nous sommes en démocratie, mais cela implique aussi une responsabilité de chaque citoyen de savoir ce qu’il veut pour l’avenir afin de construire une région solide et durable pour les générations futures. En conclusion, il constate qu’l y aura des changements, qu’il faut s’y préparer pour assurer ensemble l’avenir et souhait pour le futur que Vaumarcus demeure un lieu où il fait bon vivre ou la population se sente en sécurité et reste un village ouvert sur l’extérieur tout en restant vigilant. Pour ce faire « tirons tous à la même corde » !

A Fresens, M. Gilles-Henri Porret, conseiller communal, constate que « Nous vivons une période qui restera probablement dans les mémoires comme un tournant pour notre village. En effet, nous nous dirigeons vers un grand changement politique et administratif. Les fonctionnements de la société et des personnes changent, les communes fusionnent, le canton envisage de supprimer les districts et pour notre part il nous faudra bientôt choisir non pas si nous désirons intégrer une commune fusionnée, mais plutôt laquelle ! »

Comme dans son discours prononcé à la même occasion avant 3 ans, il aussi soulève la question relative aux difficultés pour trouver les candidats, motivés à accomplir les tâches publiques qui devient très complexes et qui sont de plus en plus gérées régionalement.

En conclusion il dit. « Si notre commune approche probablement la fin de son existence, elle n'en est pas devenue sénile pour autant ! Quelques réalisations récentes ou en cours le prouvent : notre pont des polonais rénové en collaboration avec Vaumarcus, le futur cabinet médical régional de Bevaix et la nouvelle école dont la construction va démarrer prochainement montrent que nous restons actifs et tournés vers l'avenir ! Notons au passage que la classe villageoise accueille également des enfants de Montalchez et Vaumarcus, ce qui nous rapproche encore une fois de nos voisins. »

A Montalchez, M. Stéphane Vuillermet, conseiller communal, a relevé les difficultés concernant les affaires communales courantes que conseil communal traite, la complexité des dossiers et l’augmentation du nombre de séances en journée et même durant la pause de midi qui compliquent le rôle des conseillers communaux miliciens. De plus, le canton assainit ses finances au détriment des communes avec des reports de charge toujours plus conséquents et fragilisant ainsi l’équilibre de nos comptes et du même coup l’autonomie communale.

Comme ses collèges, il a aussi parlé des fusions de communes et de l'initiative communale demandant le conseil communal de signer une convention de fusion avec les 4 autres communes de la Béroche avant la fin de cette année. Cette initiative sera soumise au Conseil général lors de sa prochaine séance. Il a aussi relevé que, toujours dans le cadre d’une fusion, la commune participe au groupe de travail Neofusion qui rassemble des représentants des communes de la Béroche ainsi que des communes de Bevaix et Cortaillod. Les conclusions de ce groupe de travail seront publiées dans le courant de l’automne.

Il a terminé son discours en comparant la situation bérochale actuelle avec celle de la Suisse primitive en disant: "Nous devons être conscients que l’Avenir de notre commune dépendra de la fusion avec d’Autres. Les trois valeureux Waldstätten avaient déjà compris en s’unissant qu’ils seraient plus forts ensemble."

Voici les discours :

M. Alain Ribaux

M. Pierre Aubert

M. Gilles-Henri Porret

M. Stéphane Vuillermet

A Bevaix, M. Nicolas Stucki, président du Conseil communal, n’a pas fait un discours écrit. Avocat de métier, Me Stucki n’a pas parlé du passé, mais il a « plaidé » le présent et le futur. Ultérieurement, il nous a remis un document écrit. Merci.

Voici son discours:

Commentaires (5) 10.08.2015. 17:27



Dragan Bunic et Jean Fehlbaum : Initiatives populaires communales et leur traitement

La récolte de signatures pour les initiatives demandant aux conseils communaux des 5 communes bérochales de signer une convention de fusion et de la soumettre au Conseil d'Etat pour approbation avant le 31 décembre 2015 s’est effectuée en un temps record dans nos 5 Communes. Durant cette récolte, de nombreuses questions ont surgi quant à la procédure à adopter ensuite, sur le moment où nos électeurs s’exprimeront sur ce sujet, sur le traitement de ces initiatives par les conseils communaux, et enfin sur une éventuelle concurrence avec les études de rapprochement menées sous l’égide du groupe de travail Neofusion.

Avant de répondre à ces questions, nos tenons à adresser encore une fois nos remerciements à celles et ceux qui ont signé nos initiatives et présentons nos excuses aux personnes qui ne l'ont pas fait en pensant les signer plus tard, dans le délai imparti par les communes, à savoir jusqu'au 10 octobre 2015. Comme nous l’avons relevé dans notre communiqué du 6 mai 2015, nous avons privilégié le temps par rapport au nombre de signatures.

Nous avons eu une agréable surprise car le nombre de signatures dépasse largement le minimum requis (10% d’électeurs) bien que les signatures aient été récoltées en moins de 4 semaines.

Comme pouvez le voir ci-dessous, le nombre de signatures récoltées est impressionnant (le minimum de signatures minimum exigé par la loi est donné entre parenthèses).

• Fresens ……………………....40 (16) + 24,

• Gorgier-Chez-le-Bart.......…200 (150) + 50,

• Montalchez………………… 48 (17) + 31,

• Saint-Aubin-Sauges……… 242 (191) + 51,

• Vaumarcus-Vernéaz………. 75 (18) + 57.

Si nous avions continué la récolte de signatures, leur nombre aurait pu devenir beaucoup plus élevé. Dans un laps de temps très court, soit 1 mois au lieu des 6 prévus, nous avons largement dépassé le minimum de signatures requis, et jusqu’à plus de 4 fois comme à Vaumarcus-Vernéaz. Le fait qu’elles ont été signées par de nombreux conseilleurs généraux et dans certaines communes par des conseillers communaux est encourageant.

Traitement des initiatives:

Selon les dispositions relatives à l’initiative populaire en matière communale (articles 115 et suivants, en rapport avec l’art. 117 de la Loi sur les droits politiques) le Conseil communal doit contrôler si le comité d’initiative a récolté le nombre de signatures requis (10% d’électeurs au moins) ainsi que leur validité et remettre ensuite l’initiative au Conseil général avec son propre rapport.

Le Conseil général a ensuite plusieurs possibilités. Il peut :

1. approuver l’initiative et lui donner une suite. Dans notre cas, il chargera le conseil communal de conclure une convention de fusion avec d’autres communes bérochales et le faire approuver par le Conseil d’Etat;

2. soumettre l’initiative directement au vote du peuple, accompagnée ou non d'une proposition de rejet et, le cas échéant, d'un contre-projet.

Pour gagner le temps et éviter cette seconde procédure longue et compliquée, L’ACB, qui coordonne l’action relative aux initiatives déposées, a écrit, le 26 avril 2015, à M. Jean Guillod, président du Groupe de travail Rapprochement bérochal, en lui demandant de relancer ce groupe et de traiter nos initiatives, par exemple en collaboration avec l’Association RUN Région de la Béroche, dans laquelle la commune de Gorgier a été réintégrée.

Ces 2 groupements pourraient légitimement élaborer une convention de fusion et la transmettre aux 5 conseils communaux pour la faire accepter, la signer et ensuite la remettre au Conseil d’Etat pour approbation. Dans un tel scénario, les différents comités d’initiative retireraient lesdites initiatives, comme il a été fait dans le cas de l’initiative déposée en décembre par laquelle nous avions demandé au Conseil communal de la commune de Gorgier-Chez-Le-Bart de réintégrer cette commune dans l’Association RUN, Région La Béroche.

Ceci permettrait à nos 5 conseils communaux de soumettre la convention de fusion, après son approbation par le Conseil d’Etat, aux 5 Conseils Généraux et ensuite au vote de la population de nos 5 communes bérochales. Ainsi on évite que le même sujet soit soumis 2 fois aux conseils généraux et au peuple de nos 5 communes bérochales.

Rapport avec Neofusion:

Les initiatives déposées ne sont aucunement en concurrence avec l’idée d’élargissement de notre périmètre communal tel que discuté actuellement su sein du groupe de réflexion de Neofusion. Notre Association a suivi avec intérêt les travaux de leurs commission de réflexion et la commission politique. D’ailleurs, le président de l’ACB (Dragan Bunic) est très actif au sein de ce groupe.

Nous pouvons également rappeler que les membres de l’ACB ont unanimement décidé de déposer ces initiatives en décembre 2014 et que sur demande de Neofusion, le dépôt a été reporté à mars 2015, afin de ne pas interférer avec la séance publique de Neofusion du 19 février 2015 à Gorgier. Cela faisant, nous avons temporisé durant 3 mois. En outre, nos initiatives stipulent que l’objectif premier est la fusion des communes bérochales mais « sans abandonner les travaux au sein de Neofusion ».

Malgré cela, certains membres de Neofusion s’opposent ouvertement à cet objectif en énonçant qu’il faut viser « sept commune ou rien » et en prétendant qu’ « une fusion partielle ou plus restreinte est de nature à compromettre gravement les objectifs visés ».

Nous n’émettrons aucun jugement de valeur sur ce comportement et laisserons à nos citoyens le soin de le faire. Mais de nombreux signataires de notre initiative, parmi lesquels on trouve un bon nombre de conseillers généraux et communaux de 5 communes bérochales, pensent néanmoins qu’il faut donner la priorité à la fusion de 5 communes bérochales avant de fusionner de manière plus large.

Neofusion n’a pas le temps ni l’intention de réaliser un projet plus large durant cette législative, aussi notre région pourrait perdre jusqu’à la moitié des CHF 4’200’00 d’aide à la fusion prévue dans le cadre de notre loi cantonale. Cette somme serait la bienvenue pour la nouvelle commune bérochale.

Taille de la commune à fusionner:

Les adversaires de la fusion de communes bérochales disent que la Béroche seule n’atteindrait pas la taille critique pour une Commune moderne. Cela semble dès lors paradoxal de considérer normales les communes actuelles de 200 à 2’500 habitants et en même temps celle de 5'000 habitants trop petite.

C’est oublier un peu vite qu’entre une petite et une grande taille toute entité ou être vivant doit passer par une période de croissance, assimilable à un enfant qui pour devenir adulte doit passer par une phase appelée adolescence.

Toute la presse s’est fait écho des problèmes de nos autorités communales pour trouver des candidats ou des remplaçants ainsi que pour les syndicats intercommunaux. D’autre part l’aide de l’Etat de CHF 4'200'000 serait extrêmement bienvenue pour aider à la rénovation des réseaux d’eau claire et usée à Gorgier-Chez-le-Bart et Saint-Aubin-Sauges, la crèche à Vaumarcus…

Alors que les membres de Neofusion-ouest recherchent avec insistance quelques liens forts entre les communes de la Béroche, Bevaix et Cortaillod, on se doit de rappeler qu’à la Béroche ces liens existent en grand nombre et depuis parfois plusieurs siècles. Nous avons en commun un nom prédéfini, un territoire identifié, des écoles mises en réseau, un patrimoine forestier et religieux géré en commun pratiquement depuis le Moyen Âge. Fusionner les 5 communes bérochales serait donc une « étape naturelle » assimilable au passage par l’adolescence.

Les membres de l’ACB se tiennent à disposition de nos communes et de leurs groups de travail pour y contribuer activement.

Alors que les autres communes du district peuvent attendre tranquillement la prochaine législature et n’ont apparemment pas de problèmes pour recruter les candidats pour les autorités communales, nous avons ces problèmes et pensons qu’il y a urgence.

Après la fusion des communes bérochales, une étape éventuelle supplémentaire de fusion se discuterait alors entre communes de taille comparable soit la Béroche, Bevaix et Cortaillod. Cette fusion ultérieure aurait plus de chances d’aboutir qu’actuellement car les importants déséquilibres de taille entre les 7 Communes envisagées pourraient faire échouer la fusion.

Commentaires (10) 13.05.2015. 21:08



Communiqué de presse de l'Association de citoyens de la Béroche du 6 mai 2015

Mesdames, Messieurs,

La récolte de signatures relative aux initiatives populaires demandant aux conseils communaux des 5 communes bérochales de signer une convention de fusion et de la soumettre au Conseil d'Etat pour approbation avant le 31 décembre 2015 est achevée.

Nous tenons à exprimer nos remerciements à celles et ceux qui ont signé nos initiatives et présentons nos excuses aux personnes qui ne l'ont pas fait en pensant les signer plus tard, dans le délai imparti par le communes, à savoir jusqu'au 10 octobre 2015. Nos remerciements vont également aux nombreux membres et amis de notre Association qui ont œuvré pour obtenir ces signatures dans un temps record.

Le comité de l'Association de citoyens de la Béroche, qui coordonne l'action relative à nos initiatives, et les 5 comités d'initiative des communes bérochales ont privilégié le temps par rapport au nombre de signatures.

Comme nous avons récolté le nombre de signatures exigé par la loi (10% du corps électoral), en un mois au lieu des 6 mois prévus, et que dans certaines communes le nombre de signatures récoltées dépasse de 2 voire 3 fois cette exigence, nous remettrons ces prochains jours nos signatures aux 5 Administrations Communales. Ainsi, nous avons gagné 5 mois et ce temps sera utile aux conseils communaux et généraux des communes bérochales pour se conformer à la volonté populaire exprimée par nos initiatives.

Au nom de l’ACB, Association des Citoyens de la Béroche

Dragan Bunic, président, et Jean Fehlbaum, secrétaire

Commentaires (2) 06.05.2015. 13:38

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