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2016, Béroche-Bevaix, 125ème anniversaire de la Confédération suisse et une année d’espoir

2016, Béroche-Bevaix, 125ème anniversaire de la Confédération suisse et une année d’espoir

Suite à la rencontre du 19 août 2015 entre le Groupe politique de Neofusion Ouest et les membres des 5 comités d’initiatives populaires proposant la fusion des communes bérochales, une conférence de presse a été tenue le 8 septembre 2015 à Bevaix.

rnrnrnLe groupe politique de Neofusion Ouest était représenté par MM. Marc Degrauwe, Gilbert Bertschi, Jean-Paul Vuitel et Jéremie Gaudichon. Le président de l’Association de citoyens de la Béroche (ACB) et membre la Commission de réflexion de Neofusion, Dragan Bunic, et le secrétaire de l’ACB, Jean Fehlbaum, ont également participé.

rnrnAvant l’ouverture de la séance, les documents « Déclaration d’intention » et « Rapport du Groupe politique Neofusion Littoral Ouest aux conseils généraux de 6 communes intéressées » ont été distribués aux représentants de la presse.

rn rnrnExposés :

rnrnrnM. Bertschirn a brossé d’abord un état des lieux du groupe politique Neofusion Ouest, concrétisé par la « Déclaration d’intention » signée par les 6 conseils communaux de Bevaix, Fresens, Gorgier, Montalchez, Saint-Aubin-Sauges et Vaumarcus. Ce document proclame leur ferme intention de conduire toutes les opérations nécessaires afin de proposer un projet concerté de fusion de ces communes à l’horizon fin 2017 - début 2018.

rnrnrnM. Bunicrn a fait remarquer sa double appartenance à l’ACB d’une part et à la Commission de réflexion de Neofusion d’autre part. Cette dernière a mis sur pied une Commission politique et a également organisé la séance d’information publique de Neofusion du 19 février 2015. Malgré la division de la Commission politique en deux composantes de l’Est et de l’Ouest, la Commission de réflexion reste en place pour apporter son soutien à ces deux branches de l’ancienne Commission politique de Neofusion.

rn rnrnEnsuite, il a expliqué pour quelle raison les 5 communes bérochales ont déposé les initiatives populaires relatives à la fusion de communes et pour quels motifs la même démarche n’a pas pu être entreprise en même temps à Bevaix.

rnrnrnLa raison en est très simple : au moment où les initiatives populaires ont été déposées dans les 5 communes bérochales, aucun projet concrètement formulé n’existait au sein de Neofusion. Les autorités communales et les citoyens de Bevaix ne savaient pas encore ce que la Commission politique ferait, surtout après sa division entre l’Est (Boudry, Milvignes, Rochefort et Brot-Dessous) et l’Ouest (Les 5 communes bérochales et Bevaix), et avec Cortaillod qui restait rattaché provisoirement aux deux sous-commissions.

rnrnrnIl explique que c’est le premier cas dans le canton de Neuchâtel où le peuple a demandé directement la fusion de communes par la voie d’initiatives communales, alors que cette démarche, jusqu'à présent, était demeurée l’apanage exclusif des conseils communaux ou généraux.

rn rnrnIl souligne l’extraordinaire intérêt des citoyens pour les initiatives et le fait que les signatures arrivent encore aujourd’hui aux comités d’initiatives. Il souligne aussi la clairvoyance des comités d’initiatives et des citoyens qui les ont signées en y laissant la porte ouverte à une autre solution élargie qui pourrait venir de Neofusion, par l’insertion de la formulation suivante : « sans abandonner les travaux au sein de Neofusion. »

rnrnrnLes membres du Groupe politique de Neofusion Ouest reconnaissent que nos initiatives ont poussé à accélérer leurs efforts pour trouver une solution compatible avec celles-ci.

rnrnrnM. Fehlbaumrn explique que lors de la séance des membres des comités d’initiative avec le Groupe politique de Neofusion Ouest, la proposition du Groupe politique de Neofusion Ouest s’est avérée être proche de nos revendications, avec pour seule différence notable la fusion de 6 communes aux lieux de 5.

rnrnrnMM. Bunic et Fehlbaumrn informent la presse qu’après consultation du Service des communes, les membres des 5 comités d’initiatives se sont assuré que les initiatives et le contre-projet du Groupe politique de Neofusion Ouest concernent effectivement le même sujet (unité de matière). Cela étant, ils se sont unanimement déclarés être prêts à retirer les initiatives déposées, pour autant que les conseils généraux des six communes concernées par le projet de fusion Béroche-Bevaix mandatent par un arrêté leurs conseils communaux en vue d’établir une convention de fusion et la soumettre au vote populaire avant fin 2016.

rnrnrnSi toutes les communes intéressées acceptent le contre-projet du Groupe politique de Neofusion Ouest, le maintien de nos initiatives provoquerait obligatoirement l’organisation d’un vote populaire, avec une importante perte de temps et des frais supplémentaires, ce que ne correspond pas à l’objectif visé par les initiatives.

rnrnrnM. Degrauwern a expliqué la teneur du rapport adressé aux conseillers généraux de 5 communes bérochales, qui traiteront les initiatives populaires et le contre-projet, avec des arrêtés à voter contenant des spécificités inhérentes à chaque commune. Par contre toutes comportent un socle commun d’engagements, tels que création des groupes de travail avec une large participation des membres des législatifs et des citoyens qui le souhaiteront, d’un éventuel recours à un expert externe, demande d’un éventuel crédit d’étude, etc. Il explique aussi la décision du Groupe politique de Neofusion Ouest d’y incorporer le représentant de l’ACB avec une voix consultative.

rn rnrnEn outre il a rappelé qu’aucun projet de fusion, où que ce soit, n’avait réuni 100% des suffrages. C’était souvent du genre 40-60%, voire même 49-51%. Aussi la question n’était-elle pas de savoir si une fusion était bonne ou mauvaise, mais juste si elle pouvait être mieux que la solution actuelle. Et pour cela il est important de bien analyser et valoriser le projet de vie en commun qui en résulterait, afin de s’assurer que les opportunités seront plus importantes que les risques et les forces plus importantes que les faiblesses.

rnrnrnEnfin, M. Vuitelrn explique les prochaines étapes, avec leur agenda. Les initiatives populaires et le contre-projet seront examinés lors des séances des conseils généraux bérochaux (à Fresens le 14 septembre, à Gorgier le 22 septembre, à Vaumarcus le 24 septembre, à Montalchez le 28 septembre et à Saint-Aubin-Sauges le 29 septembre) et le contre-projet le 28 septembre par le Conseil général de Bevaix (car pour des raisons déjà exposées aucune initiative populaire n’avait été déposée dans cette commune).

rnrn

rnrnQuestions-réponses :

rnrnrnM. Bertschirn décrit le changement d’ambiance au niveau de Bevaix, pour les autorités de laquelle le refus de la fusion BBC avait été un choc. Entretemps d’autres fusions ont réussi et avec nettement plus d’avantages mentionnés que d’inconvénients. Désormais les fusions ne font plus peur. En outre les inévitables irréductibles, qui existent dans toutes les communes, avaient déclaré à Bevaix ne pas être contre une fusion, mais ne voulaient assurément pas de celle-là, sous-entendu BBC. Alors on est en droit de penser que si le cœur des bevaisans ne semblait pas les orienter à l’Est ils pourraient plus confortablement ancrés à l’Ouest.

rnrnrnM. Bunicrndistribue les messages des citoyens déposés sur le site internet de l’ACB www.berochefusion.ch qui, après les discours prononcé lors de la fête nationale du 1er août, invitent les conseils communaux de la Béroche et Bevaix de fusionner leurs 6 communes.

rnrnrnEn parlant des liens entre la Béroche et Bevaix (hôpital de la Béroche, cabinet médical, les amis du musée de la Béroche et environs…) il dit que la structure de l’économie de nos communes a une forte agricole et viticole, deux secteurs qui sont en crise. Environ 1000 domaines agricoles disparaissent chaque année, ce qui décime l’agriculture familiale de proximité et augmente le nombre des demandeurs d’assistance sociale… Une petite commune de 200 habitants et même celle de 2’000-3’000 habitants n’est pas à même à se battre avec ce phénomène, alors que celles comptant entre 9’000-10'000 habitants auront de meilleurs leviers d’action. Une plus grande collectivité pourrait aider les domaines agricoles familiaux de proximité à participer au développement du tourisme régional, créer des coopératives pour les aider, proposer des solutions au niveau cantonal (saisir le Grand Conseil ou lui proposer de saisir à son tour l’Assemblée fédérale), etc.

rnrnrnM. Fehlbaumrn rappelle également que ce projet de fusion, promu simultanément par la base citoyenne et par les exécutifs, est notablement plus porteuse d’avenir que le projet mort-né de BBC. Cette première tentative de Bevaix de se rapprocher de ses communes voisines de l’Est était basée sur des réflexions et des objectifs plus techniques, pratiquement focalisés autour des Services Industriels des 3 Communes.

rnrnrnLe périmètre Béroche – Bevaix s’articule autour de plus nombreux éléments de synergie, tels que les objets à caractère politique (simplification structurelle par la suppression de syndicats intercommunaux, développement mieux régionalisé de l’aménagement du territoire) ou à caractère sociétal (GSR [Guichet Social Régional], Centre médical, sociétés locales déjà partiellement régionalisées telles que tennis et football, possibilités de développements touristiques).

rnrnrnA la question de savoir quel sont les principaux arguments en faveur de la fusion Béroche-Bevaix, MM. Bunic et Fehlbaum rnévoquent l'augmentation de la capacité financière qui permettrait de réaliser des projets d'envergure qu'une seule commune actuelle ne peut se permettre, non seulement celles de 200 habitants mais même celles de 2'000 à 3'000 habitants. rnrnDe plus une taille plus grande permettrait assurément de faire face aux enjeux des renouvellements d’infrastructure dont nos services communaux et la population ont besoin (par ex. renouvellement du réseau d'eau, construction de salles de classe, aide aux exploitations agricoles familiales, etc.).

rnrnrnIls évoquent ensuite le manque de candidats pour les autorités communales, ce qui avait convaincu les comités d'initiative de proposer une fusion avant le printemps 2016 en pensant ainsi pouvoir retarder les élections communales à l’automne et ainsi faire entrer en vigueur la nouvelle commune au 1er janvier 2017.

rnrnrnDésormais ce calendrier devient irréaliste. Mais comme la proposition du Groupe politique de Neofusion Ouest est un objectif globalement plus ambitieux et également plus porteur, la planification devra donc être revue. Celle-ci prévoit désormais de tenir normalement les élections communales en 2016 dans le découpage actuel et si tout se passe conformément aux attentes, la nouvelle Commune fusionnée devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2018.

rnrnPour voir la Déclaration d’intention cliquez ici

rnrnrnComité de l’ACBrnDragan Bunic & Jean Fehlbaumrn

Commentaires (3) 10.09.2015. 21:53



Béroche-Bevaix, Fête nationale sous l’étoile de la fusion de communes

A la différence des années précédentes, cette année la fête du 1er août s’est déroulée « sous l’étoile de la fusion de communes ». Nous regrettons que notre proposition envoyée le 29 mai 2015 aux 5 conseils communaux des communes bérochales, n’ait été acceptée que par le conseil communal de Vaumarcus-Vernéaz.

Malgré cela, les 3 réponses négatives contiennent de choses positives. La Commune de Fresens voulait pouvoir utiliser une dernière fois l’emplacement qu’elle utilise depuis longtemps et qui va être prochainement occupé par des constructions nouvelles. Les communes Saint-Aubin-Sauges et Gorgier-Chez-le-Bart, qui fêtent le 1er août ensemble, et celle de Montalchez ont répondu avoir déjà pris des engagements au niveau de l’organisation de leur fête du 1er août et ne souhaitaient pas changer le programme pour cette année. Elles ont quand-même proposé que, à l’avenir, une Fête nationale à un niveau plus élargi à toutes les communes participant à Neofusion, comme cela se faisait depuis de nombreuses années au Val-de-Travers, par exemple, et se disaient disposées à étudier cette proposition, avec les autres communes de la Béroche, pour la prochaine Fête nationale et à discuter de cet objet lors de la prochaine rencontre des exécutifs communaux de la Béroche.

Donc tout n’est pas perdu. En outre, le discours de M. Pierre Aubert, conseiller général de Vaumarcus-Vernéaz a divulgué le fait, déjà connu par beaucoup personnes à la Béroche, que « Neofusion ouest », qui se basait sur le cercle scolaire « Des Cerisiers » n’englobe actuellement que la Béroche et Bevaix. Cela nous a emmené à demander aussi le discours de nos voisins des « matous ». C’est donc la première fois que nous publions les discussions d’une éventuelle future commune Béroche-Bevaix.

A Saint-Aubin, M. Alain Ribaux, conseiller d’Etat et d’origine de Bevaix, a abandonné le discours classique et a raconté une « histoire » par laquelle il a évoqué le passé et le présent.

Au moyen d’une « légende locale », il a présenté une rencontre des trois hommes, d'Uri, d'Unterwald de Schwytz, venus passer quelques jours dans notre région au début de l'été 1291. Ils y avaient été invités par leurs cousins respectifs, de St.-Aubin, de La Chaux-de-Fonds et du Val-de-Travers. Les six compères ont débuté leur visite sur le territoire de la Béroche, se baladant entre lac et montagne. Ils ont bu une curieuse boisson qui se laissait troubler par l'eau de la source voisine, se sont trouvés nez-à-nez avec un ours, pré de la ferme Robert, et l'un des participants, on ne sait lequel, qui avait sans doute un peu abusé de cette boisson, a raconté avoir vu, parmi les essences habituelles de nos forêts, un arbre très particulier en nos contrées, un palmier, dans toute sa majesté, véritable symbole de soleil, de plage et d'évasion.

Pour terminer, il a dit qu’« aujourd'hui encore cette histoire nous inspire… même sans boisson trouble… qu’il faut mettre ses forces en commun a sans doute toujours paru avoir un sens. Ainsi en va-t-il actuellement des fusions de communes, et vous êtes bien placés pour le savoir. 127 ans après celle de St.-Aubin et de Sauges, la réflexion bat son plein. Du côté du gouvernement aussi un appel à l'union a-t-il été lancé. C'est toute l'ambition du projet de circonscription unique, symbole d'une unité retrouvée pour notre beau canton. Un canton, un espace ne nous lassons-nous pas de marteler. Pour être fort, pour rayonner vers l'extérieur. Former une unité, sans uniformité, c'est la clé d'un avenir dynamique…comme l'a démontré et le démontre encore le Pacte fédéral. »

A Vaumarcus, M. Pierre Aubert, conseiller général, a exprimé sa préoccupation pour trouver les candidats pour les élections communales 2016, qui s’approchent. Selon lui, « certains élus ont déjà fait savoir qu’ils ne se représenteraient pas. La question qui se pose : Qui les remplacera ? Puisque à ce jour personne ne se presse au portillon pour repourvoir les sièges laissés vacants. Que ce soit du côté du législatif comme du côté de l’exécutif. Il est de plus en plus difficile de trouver du monde prêt à s’investir pour la vie publique. »

Il a ensuite parlé des initiatives populaires déposées en 2015, demandant aux autorités de mettre en place rapidement un processus de fusion au niveau Bérochal et qu’en même temps un groupe de réflexion propose une fusion élargie soit au niveau du district voir du cercle scolaire « Des Cerisiers » englobant ainsi les communes de Bevaix et Cortaillod ou tout dernièrement un projet plus restreint soit : Béroche - Bevaix.

Pour ce faire, chacun aura l’occasion de se prononcer étant donné que nous sommes en démocratie, mais cela implique aussi une responsabilité de chaque citoyen de savoir ce qu’il veut pour l’avenir afin de construire une région solide et durable pour les générations futures. En conclusion, il constate qu’l y aura des changements, qu’il faut s’y préparer pour assurer ensemble l’avenir et souhait pour le futur que Vaumarcus demeure un lieu où il fait bon vivre ou la population se sente en sécurité et reste un village ouvert sur l’extérieur tout en restant vigilant. Pour ce faire « tirons tous à la même corde » !

A Fresens, M. Gilles-Henri Porret, conseiller communal, constate que « Nous vivons une période qui restera probablement dans les mémoires comme un tournant pour notre village. En effet, nous nous dirigeons vers un grand changement politique et administratif. Les fonctionnements de la société et des personnes changent, les communes fusionnent, le canton envisage de supprimer les districts et pour notre part il nous faudra bientôt choisir non pas si nous désirons intégrer une commune fusionnée, mais plutôt laquelle ! »

Comme dans son discours prononcé à la même occasion avant 3 ans, il aussi soulève la question relative aux difficultés pour trouver les candidats, motivés à accomplir les tâches publiques qui devient très complexes et qui sont de plus en plus gérées régionalement.

En conclusion il dit. « Si notre commune approche probablement la fin de son existence, elle n'en est pas devenue sénile pour autant ! Quelques réalisations récentes ou en cours le prouvent : notre pont des polonais rénové en collaboration avec Vaumarcus, le futur cabinet médical régional de Bevaix et la nouvelle école dont la construction va démarrer prochainement montrent que nous restons actifs et tournés vers l'avenir ! Notons au passage que la classe villageoise accueille également des enfants de Montalchez et Vaumarcus, ce qui nous rapproche encore une fois de nos voisins. »

A Montalchez, M. Stéphane Vuillermet, conseiller communal, a relevé les difficultés concernant les affaires communales courantes que conseil communal traite, la complexité des dossiers et l’augmentation du nombre de séances en journée et même durant la pause de midi qui compliquent le rôle des conseillers communaux miliciens. De plus, le canton assainit ses finances au détriment des communes avec des reports de charge toujours plus conséquents et fragilisant ainsi l’équilibre de nos comptes et du même coup l’autonomie communale.

Comme ses collèges, il a aussi parlé des fusions de communes et de l'initiative communale demandant le conseil communal de signer une convention de fusion avec les 4 autres communes de la Béroche avant la fin de cette année. Cette initiative sera soumise au Conseil général lors de sa prochaine séance. Il a aussi relevé que, toujours dans le cadre d’une fusion, la commune participe au groupe de travail Neofusion qui rassemble des représentants des communes de la Béroche ainsi que des communes de Bevaix et Cortaillod. Les conclusions de ce groupe de travail seront publiées dans le courant de l’automne.

Il a terminé son discours en comparant la situation bérochale actuelle avec celle de la Suisse primitive en disant: "Nous devons être conscients que l’Avenir de notre commune dépendra de la fusion avec d’Autres. Les trois valeureux Waldstätten avaient déjà compris en s’unissant qu’ils seraient plus forts ensemble."

Voici les discours :

M. Alain Ribaux

M. Pierre Aubert

M. Gilles-Henri Porret

M. Stéphane Vuillermet

A Bevaix, M. Nicolas Stucki, président du Conseil communal, n’a pas fait un discours écrit. Avocat de métier, Me Stucki n’a pas parlé du passé, mais il a « plaidé » le présent et le futur. Ultérieurement, il nous a remis un document écrit. Merci.

Voici son discours:

Commentaires (5) 10.08.2015. 17:27



Dragan Bunic et Jean Fehlbaum : Initiatives populaires communales et leur traitement

La récolte de signatures pour les initiatives demandant aux conseils communaux des 5 communes bérochales de signer une convention de fusion et de la soumettre au Conseil d'Etat pour approbation avant le 31 décembre 2015 s’est effectuée en un temps record dans nos 5 Communes. Durant cette récolte, de nombreuses questions ont surgi quant à la procédure à adopter ensuite, sur le moment où nos électeurs s’exprimeront sur ce sujet, sur le traitement de ces initiatives par les conseils communaux, et enfin sur une éventuelle concurrence avec les études de rapprochement menées sous l’égide du groupe de travail Neofusion.

Avant de répondre à ces questions, nos tenons à adresser encore une fois nos remerciements à celles et ceux qui ont signé nos initiatives et présentons nos excuses aux personnes qui ne l'ont pas fait en pensant les signer plus tard, dans le délai imparti par les communes, à savoir jusqu'au 10 octobre 2015. Comme nous l’avons relevé dans notre communiqué du 6 mai 2015, nous avons privilégié le temps par rapport au nombre de signatures.

Nous avons eu une agréable surprise car le nombre de signatures dépasse largement le minimum requis (10% d’électeurs) bien que les signatures aient été récoltées en moins de 4 semaines.

Comme pouvez le voir ci-dessous, le nombre de signatures récoltées est impressionnant (le minimum de signatures minimum exigé par la loi est donné entre parenthèses).

• Fresens ……………………....40 (16) + 24,

• Gorgier-Chez-le-Bart.......…200 (150) + 50,

• Montalchez………………… 48 (17) + 31,

• Saint-Aubin-Sauges……… 242 (191) + 51,

• Vaumarcus-Vernéaz………. 75 (18) + 57.

Si nous avions continué la récolte de signatures, leur nombre aurait pu devenir beaucoup plus élevé. Dans un laps de temps très court, soit 1 mois au lieu des 6 prévus, nous avons largement dépassé le minimum de signatures requis, et jusqu’à plus de 4 fois comme à Vaumarcus-Vernéaz. Le fait qu’elles ont été signées par de nombreux conseilleurs généraux et dans certaines communes par des conseillers communaux est encourageant.

Traitement des initiatives:

Selon les dispositions relatives à l’initiative populaire en matière communale (articles 115 et suivants, en rapport avec l’art. 117 de la Loi sur les droits politiques) le Conseil communal doit contrôler si le comité d’initiative a récolté le nombre de signatures requis (10% d’électeurs au moins) ainsi que leur validité et remettre ensuite l’initiative au Conseil général avec son propre rapport.

Le Conseil général a ensuite plusieurs possibilités. Il peut :

1. approuver l’initiative et lui donner une suite. Dans notre cas, il chargera le conseil communal de conclure une convention de fusion avec d’autres communes bérochales et le faire approuver par le Conseil d’Etat;

2. soumettre l’initiative directement au vote du peuple, accompagnée ou non d'une proposition de rejet et, le cas échéant, d'un contre-projet.

Pour gagner le temps et éviter cette seconde procédure longue et compliquée, L’ACB, qui coordonne l’action relative aux initiatives déposées, a écrit, le 26 avril 2015, à M. Jean Guillod, président du Groupe de travail Rapprochement bérochal, en lui demandant de relancer ce groupe et de traiter nos initiatives, par exemple en collaboration avec l’Association RUN Région de la Béroche, dans laquelle la commune de Gorgier a été réintégrée.

Ces 2 groupements pourraient légitimement élaborer une convention de fusion et la transmettre aux 5 conseils communaux pour la faire accepter, la signer et ensuite la remettre au Conseil d’Etat pour approbation. Dans un tel scénario, les différents comités d’initiative retireraient lesdites initiatives, comme il a été fait dans le cas de l’initiative déposée en décembre par laquelle nous avions demandé au Conseil communal de la commune de Gorgier-Chez-Le-Bart de réintégrer cette commune dans l’Association RUN, Région La Béroche.

Ceci permettrait à nos 5 conseils communaux de soumettre la convention de fusion, après son approbation par le Conseil d’Etat, aux 5 Conseils Généraux et ensuite au vote de la population de nos 5 communes bérochales. Ainsi on évite que le même sujet soit soumis 2 fois aux conseils généraux et au peuple de nos 5 communes bérochales.

Rapport avec Neofusion:

Les initiatives déposées ne sont aucunement en concurrence avec l’idée d’élargissement de notre périmètre communal tel que discuté actuellement su sein du groupe de réflexion de Neofusion. Notre Association a suivi avec intérêt les travaux de leurs commission de réflexion et la commission politique. D’ailleurs, le président de l’ACB (Dragan Bunic) est très actif au sein de ce groupe.

Nous pouvons également rappeler que les membres de l’ACB ont unanimement décidé de déposer ces initiatives en décembre 2014 et que sur demande de Neofusion, le dépôt a été reporté à mars 2015, afin de ne pas interférer avec la séance publique de Neofusion du 19 février 2015 à Gorgier. Cela faisant, nous avons temporisé durant 3 mois. En outre, nos initiatives stipulent que l’objectif premier est la fusion des communes bérochales mais « sans abandonner les travaux au sein de Neofusion ».

Malgré cela, certains membres de Neofusion s’opposent ouvertement à cet objectif en énonçant qu’il faut viser « sept commune ou rien » et en prétendant qu’ « une fusion partielle ou plus restreinte est de nature à compromettre gravement les objectifs visés ».

Nous n’émettrons aucun jugement de valeur sur ce comportement et laisserons à nos citoyens le soin de le faire. Mais de nombreux signataires de notre initiative, parmi lesquels on trouve un bon nombre de conseillers généraux et communaux de 5 communes bérochales, pensent néanmoins qu’il faut donner la priorité à la fusion de 5 communes bérochales avant de fusionner de manière plus large.

Neofusion n’a pas le temps ni l’intention de réaliser un projet plus large durant cette législative, aussi notre région pourrait perdre jusqu’à la moitié des CHF 4’200’00 d’aide à la fusion prévue dans le cadre de notre loi cantonale. Cette somme serait la bienvenue pour la nouvelle commune bérochale.

Taille de la commune à fusionner:

Les adversaires de la fusion de communes bérochales disent que la Béroche seule n’atteindrait pas la taille critique pour une Commune moderne. Cela semble dès lors paradoxal de considérer normales les communes actuelles de 200 à 2’500 habitants et en même temps celle de 5'000 habitants trop petite.

C’est oublier un peu vite qu’entre une petite et une grande taille toute entité ou être vivant doit passer par une période de croissance, assimilable à un enfant qui pour devenir adulte doit passer par une phase appelée adolescence.

Toute la presse s’est fait écho des problèmes de nos autorités communales pour trouver des candidats ou des remplaçants ainsi que pour les syndicats intercommunaux. D’autre part l’aide de l’Etat de CHF 4'200'000 serait extrêmement bienvenue pour aider à la rénovation des réseaux d’eau claire et usée à Gorgier-Chez-le-Bart et Saint-Aubin-Sauges, la crèche à Vaumarcus…

Alors que les membres de Neofusion-ouest recherchent avec insistance quelques liens forts entre les communes de la Béroche, Bevaix et Cortaillod, on se doit de rappeler qu’à la Béroche ces liens existent en grand nombre et depuis parfois plusieurs siècles. Nous avons en commun un nom prédéfini, un territoire identifié, des écoles mises en réseau, un patrimoine forestier et religieux géré en commun pratiquement depuis le Moyen Âge. Fusionner les 5 communes bérochales serait donc une « étape naturelle » assimilable au passage par l’adolescence.

Les membres de l’ACB se tiennent à disposition de nos communes et de leurs groups de travail pour y contribuer activement.

Alors que les autres communes du district peuvent attendre tranquillement la prochaine législature et n’ont apparemment pas de problèmes pour recruter les candidats pour les autorités communales, nous avons ces problèmes et pensons qu’il y a urgence.

Après la fusion des communes bérochales, une étape éventuelle supplémentaire de fusion se discuterait alors entre communes de taille comparable soit la Béroche, Bevaix et Cortaillod. Cette fusion ultérieure aurait plus de chances d’aboutir qu’actuellement car les importants déséquilibres de taille entre les 7 Communes envisagées pourraient faire échouer la fusion.

Commentaires (10) 13.05.2015. 21:08

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