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Roland Walter: lettre ouverte aux citoyennes et citoyens de Gorgier

Citoyennes et citoyens de Gorgier,

En août 2014, vous avez lu dans la Feuille officielle ainsi que dans la presse locale l’arrêté du Conseil communal de Gorgier concernant les places vacantes du Conseil Général. (De facto,) c’est la 3ème tentative que fait ce conseil communal pour compléter son législatif. Lors des 1ères élections (mai 2012), il manquait 11 membres, lors des élections complémentaires en octobre 2013 6 ont été élus et actuellement il en manque encore 5.

La raison de cette apathie des citoyens envers le législatif de Gorgier est causée par le comportement des élus au Conseil communal et au Conseil général.

En effet malgré la volonté exprimée lors du sondage de l’Association RUN, effectué auprès de la population bérochale (dont celle de Gorgier) le 28 mars 2011, les élus de Gorgier ont ignoré cette volonté populaire.

Voici l'avis des citoyennes et citoyens de la Béroche :

1- Ils se sentent appartenir à la région de la Béroche (68%)

2- Ils estiment qu'une fusion ne risque pas d'entraîner une perte de l'identité communale (53%)

3- Ils soulignent une amélioration du poids de la commune fusionnée par rapport au canton (à 66%)

4- Ils sont certains d'une meilleure gestion des équipements publics (68%)

5- Ils proposent que les cinq communes de la Béroche fusionnent en une seule étape (57%)

6- Ils sont convaincus que leur commune ne pourrait rester à l'écart de ce processus si toutes les autres communes de la Béroche décidaient de fusionner (62%)

Après la création du groupe de travail « Rapprochement bérochal » (2010), composé de 2 conseillers communaux par commune (des 5 communes bérochales), celui-ci a demandé une offre à l’Association RUN en vue d’effectuer une étude relative à la fusion de 5 communes bérochales. Cette offre a été acceptée par les conseils généraux qui ont voté un crédit pour cela, à savoir : (Vaumarcus, le 22 septembre 2011, Saint-Aubin-Sauges, le 27 septembre 2011, Fresens et Montalchez, le 31 octobre 2011). Le 18 octobre 2011, le Conseil général de Gorgier a refusé cette offre (par une voix : 10 pour, 11 contre) trouvant cette étude trop coûteuse.

- Ni la promesse du Conseil d’Etat (2012) de participer de 50% à ce crédit d’étude de la fusion (chiffrée à CHF 290'849.75) ni la volonté de l’Association RUN de revoir son offre, n'a incité les élus à revoter ce crédit. Les conseillers communaux de Gorgier, pourtant membres du Groupe de travail Rapprochement bérochal, se sont comportés d’une façon inadéquate et ont complètement bloqué son activité, surtout dans le cadre de la nouvelle législature 2012-2016.

- Fin 2013, le Conseil communal de Gorgier a décidé de retirer sa commune de l'Association Région La Béroche « RUN bérochal », bien qu’un certain nombre de citoyennes et citoyens de la Béroche (y compris Gorgier) ait demandé l’adhésion de la Béroche au RUN (cf. motion populaire Dragan Bunic, No 05.109, déposée au Grand Conseil le 18 février 2005 - nommée ainsi d’après l’identité de son premier signataire). Pourtant c’est bien le Conseil Général de la commune de Gorgier qui a été le premier à accepter la proposition d’accéder au Réseau Urbain neuchâtelois (RUN) (cf. motion Allisson).

- Le Conseil communal de Gorgier a simplement "annulé" la volonté de ses citoyennes et citoyens ainsi que celle du Conseil général sans les consulter. Les membres du Conseil général ont appris cette manipulation lors de l’acceptation du budget de 2014, quant aux citoyens, ils ont été informés par le biais de la presse. Ce retrait du RUN local a été fait au moment où Mme Chardon et M. Grassi Pirone (secrétaire et directeur de l’Association RUN) ont commencé à offrir gracieusement une aide à l’Association Région La Béroche (RUN bérochal) et au groupe de travail Rapprochement bérochal, songeant modifier les statuts de l’Association Région La Béroche. Ils souhaitaient réunir ces deux groupes et les joindre à l’Association des citoyens de la Béroche (ACB) afin de parvenir à une meilleure collaboration de nos 5 communes bérochales. Après cette "annulation" autocratique, le Conseil Communal de Gorgier a simplement ignoré toutes les propositions de l’Association Région La Béroche allant dans le sens d'une collaboration, en prétendant que celle-ci est inactive. Ce Conseil communal n'a proposé aucun sujet de discussion ou projet à réaliser. Et notons que c’est bien cette Association qui a beaucoup œuvré pour rapprocher les communes bérochales. Prenons pour exemple le cabinet médical, etc. La cause d’un tel comportement résulte que l'Association Région La Béroche et le groupe de travail Rapprochement bérochal ont cessé leurs activités.

- Le Conseil communal de Gorgier trouve subitement qu'une commune bérochale de plus de 5000 habitants est trop petite et cherche une solution dans le cadre de NEOFUSION (tentative de fusion des communes du Littoral ouest ou du district de Boudry). Mais le travail de ce groupe a beaucoup de peine à démarrer pour différentes raisons: géographiques, politiques et autres, et surtout par manque de projet qui satisferait toutes ces communes, ce qui rend la fusion irréalisable. En effet, plusieurs options se profilent au sein de la Commission politique, dans laquelle siègent les représentants de la plupart des communes du district de Boudry, et des citoyens (cf. messages des internautes publiés sur le site de l’ACB www.berochefusion.ch): fusion de toutes les communes du district ; fusion des communes liées par le centre scolaire Cerisiers (Béroche, Bevaix et une partie de Cortaillod ; fusion des communes regroupées au sens des guichets sociaux sis à Peseux (communes de Peseux et de Corcelles-Cormondrèche); à Colombier (communes de Milvignes, Boudry, Cortaillod, Saint-Aubin-Sauges, Bevaix, Fresens, Gorgier, Montalchez et Vaumarcus); et à Cernier (commune de Val-de-Ruz, de Brot-Dessous et de Rochefort).

- Le Conseil communal de Gorgier oublie que par rapport au district de Boudry ou Littoral ouest, la région de la Béroche est dans une situation idéale pour réussir une "fusion naturelle" (nom, histoire, armoirie, attachement de la population à cette région, étroite collaboration de communes bérochales dans différents domaines, etc.). En outre, la position géographique de la Béroche est tout à fait exceptionnelle par rapport aux communes neuchâteloises déjà fusionnées. Elle donne aux communes de cette région la possibilité, après leur fusion en une commune nommée "Commune de la Béroche", de fusionner ensuite, non seulement avec certaines communes neuchâteloises (Bevaix, Boudry, Cortaillod et autres), mais aussi avec les communes vaudoises qui limitent cette région (Concise, Provence, Mutrux…). Néanmoins, comme le dit le président de l’ACB, les communes bérochales ne sont pas obligées de quitter NEOFUSION. Elles peuvent continuer leur travail comme le font les communes de Peseux (qui souhaite une fusion avec la commune de Neuchâtel) et les communes, de Rochefort et Brot-Dessous (qui ont déjà entamé le processus d’une fusion entre elles) (cf. http://www.berochefusion.ch/blog/pdf/acb_rapportcomité_ag_26_03_2014.pdf).

- Le problème de la commune de Gorgier ainsi que d'autres communes, est de trouver assez de candidats pour les organes communaux (par exemple le conseil communal de Montalchez fonctionne à 3 au lieu de 5 membres). Celui de Gorgier est plus sensible dû au comportement des élus aux Conseil communal et au Conseil général. Les citoyens de cette commune devraient obliger leurs élus à respecter leur volonté et annuler le retrait de Gorgier de l'Association Région La Béroche ainsi que la participation aux travaux du groupe de travail Rapprochement bérochal.

En conclusion, il est clair que les citoyennes et citoyens de Gorgier ont perdu confiance dans les autorités communales, dont les représentants menacent aussi NEOFUSION (entité qui tente une fusion de toutes ou une partie des communes du district de Boudry) prétextant qu’une éventuelle augmentation d’impôt, même petite, ne passera pas à Gorgier. C’est trop d’un organe dont la politique fiscale prive cette commune de plus d’un million de francs par année qui sont versés au fond de péréquation au lieu d’être investis dans l’infrastructure communale pour le bien de leurs citoyennes et citoyens. Et, il s’agit d’une dizaine de millions de francs! La seule solution aux problèmes de cette commune est, comme le dit M. Pierre Leu chef du Service des communes neuchâteloises, la fusion avec d’autres communes bérochales (cf. http://www.rtn.ch/rtn/Actualites/Regionale/20140826-Des-elections-qui-ne-passent-jamais-par-les-urnes.html).

Donc, les citoyennes et citoyens de Gorgier qui ont assez souffert de la politique menée par leurs élus devraient agir afin que ceux-ci respectent leur volonté. Ils peuvent compter sur la participation des citoyennes et citoyens d’autres communes bérochales.

Roland Walter Vaumarcus

15.09.2014. 11:21

Commentaires


Mertenat 03.01.2015. 14:14

Mertenat Monsieur Walter,

J'apprécie votre intervention, parce qu'elle va dans le sens de ce que je vous écrivais en mai 2014 après votre intervention dans la presse, où vous parliez du laxisme des autorités communales de Gorgier.

Je vous disais en résumé qu'il fallait ne pas construire votre action avec le concours des autorités de Gorgier, mais en marge, en les mettant devant leurs obligations.

Voici pour simplifier un extrait de mon message de mai.
"""
C'est le cas aujourd'hui et depuis toujours des politiciens actifs de Gorgier. Ils se poussent parmi, gonflent les rangs du Conseil général de cousins, parents, serviteurs, employés corvéables et peureux d'entreprises de la place, ceci pour garder les privilèges locaux.

Il est impératif que tout nouvel arrivant soit opposé à la fusion des communes, et s'il y en a, ce sont ceux qui ont passé entre les mailles du filet.

Et quand certains pour faire illusion adhèrent à votre association pour la fusion, ce sont encore des chevaux de Troyes, mais pas des moteurs. Avec des exceptions, toujours, bien entendu.

On cultive donc les décideurs qui ne décident pas, qui ne savent que voter les crédits pour les bétonneurs et les enfouisseurs de tuyaux, qui ne savent que pousser les projets immobiliers juteux et maintenir les privilèges.

Il est indécent aujourd'hui, et parfaitement dramatique, que notre exécutif puisse avoir la parole pour un projet plus ambitieux, plus technique, plus grand qu'eux, tel que l'est un projet de fusion de communes. Ils sont trop petits pour ça, et il faut être naïf pour penser qu'il puisse en être autrement.

Donc votre association doit passer sur le ventre des autorités communales et engager le projet en marge du système politique local.
Ou attendre en faisant des bulles dans le bain que l'Etat mette les communes de la Béroche à genoux.
Les autorités communales de Gorgier ne peuvent qu'entrer dans un projet de ce type à genoux. Il n'ont pas d'autre solution.

Benoît Mertenat, Gorgier


Monique de Saint-Aubin 16.09.2014. 09:32

Monique de Saint-Aubin M. Walter a raison. Si l’argent versé au fond de péréquation avait été utilisé pour améliorer l’infrastructure de Gorgier, nos sociétés locales agissant dans le domaine de la musique, du théâtre et dans bien d’autres auraient les locaux appropriés pour s’exercer et pour y présenter leurs prestations.

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